Cet ensemble d'îles est connu depuis les temps les plus reculés. Au XVème siècle, les invasions arabes s'y succèdent. Au XVIème, les Portugais et les Français y séjournent quelque temps sans s'opposer cependant à l'influence arabe et à l'implantation de l'islam.

Cet ensemble d'îles est connu depuis les temps les plus reculés. Au XVème siècle, les invasions arabes s'y succèdent. Au XVIème, les Portugais et les Français y séjournent quelque temps sans s'opposer cependant à l'influence arabe et à l'implantation de l'islam.

A la fin du XVIIIème siècle, les Malgaches envahissent Mayotte et s'y installent durablement, si bien qu'aujourd'hui encore on parle dans de nombreux villages de Mayotte le sakalave, langue d?origine malgache.

Le 24 avril 1841, le sultan de Mayotte cède à la France l'île, qui devient dès lors une colonie. Une ordonnance royale de 1846 y abolit l'esclavage. La France n'établit son protectorat sur les autres îles qu'environ un demi-siècle plus tard (de 1886 à 1892), constituant un peu plus tard la colonie de " Mayotte et dépendances " rattachée par la loi du 25 juillet 1912 à Madagascar, alors colonie française. En 1946, l'archipel des Comores devient Territoire d'Outre-mer, ayant pour chef-lieu Dzaoudzi.

En 1974, par référendum, trois des îles de l'archipel optent pour l'indépendance, alors que Mayotte préfère rester française. Le 8 février 1976, les Mahorais confirment par un nouveau vote leur volonté de rester au sein de la République Française. Mayotte devient alors un cas unique d'une population qui choisit de rester sous administration de la puissance colonisante. La loi du 24 décembre 1976 constitue Mayotte en collectivité territoriale de la République. Une nouvelle loi votée le 22 décembre 1979 porte que " l'île de Mayotte fait partie de la République Française et ne peut cesser d'y appartenir sans le consentement de sa population ".

En juillet 2000 un scrutin portant sur un nouveau statut renforce cette volonté "d'ancrage dans la république".